Les voisins !

  • Et au 12

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    Toujours un oeil sur le plan et fidèle à ma stratégie: traverse et retraverse jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus, me voilà devant une grande bâtisse où visiblement la famille est nombreuse. Je sens comme une certaine raideur du côté de mon pantalon, à croire que d'un seul coup il a rétréci. Peut-être le temps va-t-il changer?

     

     

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    Oh, la dame du 5! Mais entrez donc!

    Malheur de malheur, me voilà dans la famille roule-galette! et justement qu'ils cherchaient la plus vieille pour aller sous la table. Allez, je suis encore bonne pour 500 grammes au moins.

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    Vraiment sympas les roule-galette!

    Je suis ressortie deux heures après (il faut dire qu'ils n'avaient pas oublié le cidre pour faire passer la galette, et la galette pour refaire passer le cidre), très joyeuse et satisfaite de mon sort. Un léger brouillard s'étant abattu sournoisement sur le quartier pendant que j'avais le dos tourné, je me plantais au milieu de la rue et m'interrogeais, plan en main, sur la judiciosité de continuer mon exploration des lieux ou de remettre la chose au lendemain. Pour mieux réfléchir j'ouvrais légèrement le bouton de mon pantalon.

    Soudain, dans le brouillard menaçant, apparut devant moi, à quelques centimètres, le terrible, l'innéfable, le sans-pitié, l'intraitable Pése-Personne qui brandit sous mon nez un doigt accusateur. Il s'apprêtait à me saisir pour me poser sur son plateau.

    Accrochant mes jambes à mon cou et mes mains à mon pantalon, je fis demi-tour et rentrais illico au 5. Essoufflée, je claquais la porte et fermais à double tour: clic clac.

    Boudiou, je ne suis pas prête de remettre les pieds de l'autre côté!

     

     

     

     

     

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     Je digère un peu et je reviens dès que je peux, si j'en sors vivante...

     

     

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  • Au numéro 11

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    Eu égard à ma stratégie de chassé-croisé, je retraverse donc et me voilà au numéro 11. Je suis chez Madame Où est le problème. Tu vois Sonia, ce n'est finalement pas un monsieur au 11!
    Et pour répondre à Corinne, sur le coquetier d'hier, j'ai bien peur que ce ne soit pire qu'un crocodile, peut-être bien plutôt un dragon à cinq pattes, les plus redoutables! La vie n'est pas toujours rose Rue Boitémoi, croyez-moi...
    Mais revenons à nos affaires.
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    Dans sa cuisine, elle a donc installé une grande passerelle un peu curieuse, qui traverse la vaste pièce de part en part.
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    Elle m'invite à l'emprunter avec elle pour accéder à une fort appétissante religieuse à l'autre extrèmité.
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    Je m'apprête à lui demander quel est l'intérêt de la passerelle, qu'il serait tellement plus simple de poser la religieuse sur la table , s'installer confortablement et la déguster avec délectation, plutôt que de risquer d'aller se casser le cou sur ce satané pont de liane. Mais je me penche alors et comprends tout: voilà ce qu'elle cache sous le pont fatal!
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    ESt-ce bien raisonnable? N'empêche, la religieuse est vraiment trop belle, nous nous engageons toutes les deux sur la passerelle. Advienne que pourra!
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  • Au numéro 10

    IMG_0006_NEW.jpgPour continuer ma progression en milieu inconnu, je vais changer de stratégie et procéder en chassé-croisé: je traverse donc et me retrouve au 10.
    Toc toc...
    Ah chère voisine, comment allez-vous? Mais venez donc partager mon petit déjeuner!
     C'est que...
    Si si si, j'insiste.
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    Délicieux ma foi, ce petit déjeuner.
    Ensuite il m'a montré son compagnon fidèle (l'autre).
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    Venez, venez, je vous le montre!
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    Alors voilà, c'est Gudulle. Et Gudulle n'a pas eu une enfance facile, dont il a réussi quand même à s'extirper, mais non sans quelques séquelles. Entre autre la peur des grands espaces. Mon voisin a engagé un long travail de thérapie avec lui; il a même spécialement emménagé dans cette petite maison tout près de la riviére. Chaque jour, il accompagne Gudulle tremblant sur la berge, l'immerge avec mille précautions et l'encourage à aller un peu plus loin que la veille dans la vaste rivière. ILs sont très contents tous les deux, car en un mois Gudulle a réussi à nager tant bien que mal jusqu'au premier nénuphar après le grand coude. Supers progrés, et ce n'est qu'un début! Mais quand même, le moment que Gudulle préfère, c'est quand son compagnon le rattrape et le réintègre dans son bien aimé bocal!